Imprimer

Mercredi 25 juin 2016, les élèves de 6ème 1 et 6ème 6 ont découvert le site de la petite ville gallo-romaine de Bliesbruck, près de Sarreguemine. Matthieu Rollin de 6ème 6 raconte sa journée.

Bliesbruck signifie "pont sur la Blies", la Blies étant la rivière qui coule à côté du village. Bliesbruck était une petite ville gallo-romaine qui a prospéré entre le 1er et le Vème siècle, entre la conquête romaine et les invasions barbares dont nous ne connaissons pas le nom romain.
Au temps des Romains il y avait une ville tous les trente kimomètres, ce qui correspond à une journée de marche. Cette ville comprenait un forum (place publique) avec une fontaine monumentale, un quartier d'artisans, des thermes, des boutiques ; elle s'étalait le long de la route romaine découverte par les archéologues sous la route départementale. A proximité se trouvait une exploitation agricole (villa)

p1 p2

 

Le matin on a visité les thermes. On nous a expliqué comment l'eau arrivait d'une source sur les collines jusqu'aux thermes par une canalisation souterraine, et comment les eaux usées étaient renvoyées dans la rivière.

p3 p4

 

 

Dans les thermes (établissements de bains), on chauffait l'eau par hypocauste (par le sol) : on entretenait un foyer dans le sous-sol ; le sol des thermes était posé sur des pilettes de terre cuite et l'air chaud circulait entre ces petites colonnes et aussi entre les briques creuses des murs (tubuli).

p5 hypocauste

 

L'ordre des pièces : on entrait par le vestiaire, puis on allait au frigidarium (pièce froide), au tépidarium (pièce tiède) et au caldarium (pièce chaude) puis on faisait le chemin inverse pour sortir.

p7 p8

 

L'ordre de passage : les femmes et les enfants de moins de 7 ans le matin. Les hommes l'après-midi. Le prix d'entrée était modique.
Après le sport sur la palestre (stade), on se râclait la peau avec un strigile en fer pour enlever les saletés avant de se baigner.

p9 gf strigile huile sueur

 

Les Romains venaient aux thermes pour 3 raisons principales : l'hygiène (il n'y avait pas de bains privés dans la plupart des habitations), la détente/les loisirs et les rencontres/discussions.

Au temps des Romains, les latrines (WC) étaient publiques et il n'y avait pas de cabines individuelles.

p10 p11

 

L'après-midi, nous avons suivi une animation sur la céramique.

A Bliesbruck, on a retrouvé 22 tonnes de poteries. Les morceaux de poteries s'appellent des tessons. Avant de reconstituer une poterie, on trie : d'abord on sépare la poterie d'autres objets archéologiques en métal, en verre..., puis on classe les morceaux par couleur, puis par épaisseur. Une poterie est archéologiquement complète quand on peut reconstituer une bande sur toute la longueur.
Parmi les objets en céramique, tout ce qui peut servir de récipient est appelé "poterie".
Quand on fait une fouille archéologique, avant de pouvoir affirmer qu'on a retrouvé l'atelier du potier, il faut trouver un four ou au moins la sole du four (la base). Il existe plusieurs techniques de poterie :

Les 6èmes 1 ont appris comment on fabriquait du pain à l'époque romaine :

p12 p13 p14

 

Une animation a aussi été proposée aux latinistes : l'écriture cursive

Dans un premier temps, nous sommes allés dans une salle dans laquelle nous avons appris l'écriture cursive auprès d'une guide. 

La guide, avant de nous apprendre l'écriture cursive, nous a brièvement expliqué la manière dont les archéologues travaillent puis nous a fait chercher les différents supports sur lesquels les Romains écrivaient

Ensuite, nous avons écrit nos noms sur des tablettes de cire avec un Stilus en écriture cursive. Pour finir, nous avons écrit, toujours en écriture cursive, nos noms et certaines expressions (la vérité est dans le vin).

cursive

 

 

 

Catégorie : Sorties et Voyages